Le prix Pierre-Robillard est attribué chaque année par la Société statistique du Canada (SSC) à l’auteur de la meilleure thèse de doctorat en probabilités ou en statistique soutenue dans une université canadienne. En 2007, nous avons exceptionnellement deux gagnantes : Mmes Juli Atherton et Jingjing Wu.
La thèse de Mme Atherton s’intitule “Bayesian optimal design for changepoint problems.” Elle a été rédigée à l’Université McGill sous la supervision des professeurs David B. Wolfson et Alain C. Vandal. La thèse de Mme Atherton propose des plans d’expérience optimaux pour des situations où la moyenne d’une loi peut changer en un point indéterminé. L’introduction d’une mesure de plan, différente mais semblable à celle de Kiefer, permet d’obtenir dans des conditions très générales des plans optimaux pour l’estimation de la moyenne avant et après un point de rupture, dont l’existence peut être testée. Mme Atherton cherche actuellement à étendre ces résultats à d’autres modèles à point de rupture ou à variables latentes.
La thèse de Mme Wu s’intitule “Minimum Hellinger Distance estimation in semiparametric models.” Elle a été rédigée à l’Université de l’Alberta sous la direction du professeur Rohana J. Karunamuni. La thèse de Mme Wu concerne l’estimation de moindre distance de Hellinger (MDH) dans divers modèles semiparamétriques. On sait que les estimateurs de MDH sont efficaces à la valeur de la densité du modèle et qu’ils sont relativement robustes dans les modèles complètement paramétriques. Les résultats de Mme Wu justifient l’approche MDH dans les modèles semiparamétriques, où elle conduit à des estimateurs efficaces et robustes.
Après avoir complété une maîtrise en océanographie physique à l’Institut de technologie du Massachusetts, Mme Atherton a déménagé à Montréal en 2002 pour entreprendre des études supérieures en statistique à
l’Université McGill. Elle a soutenu sa thèse en 2007. Elle est actuellement stagiaire postdoctorale auprès des professeurs Peter Bickel et Haiyan Huang à l’Université de Californie à Berkeley, où elle est associée au Projet de transcription du génome de la drosophile. Elle reviendra bientôt à Montréal pour occuper un poste de professeur adjoint au Département d’épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l’Université McGill.
Mme Wu a fait ses études de premier et de deuxième cycles en Chine, à l’Université centrale des nationalités (1999) et à l’Université normale de Beijing (2002). Elle est ensuite venue au Canada et a complété son doctorat à l’Université de l’Alberta en 2007. Elle est dorénavant professeure adjointe au Département de mathématiques et de statistique de l’Université de Calgary.
À Juli Atherton, pour la thèse intitulée « Bayesian optimal design for changepoint problems ».
À Jingjing Wu, pour la thèse intitulée « Minimum Hellinger distance estimation in semiparametric models ».