- Membre honoraire de la SSC
- Médaillé d'or de la SSC
- Lauréats du prix Pierre-Robillard
- Prix CRM-SSC en statistique
- Lauréats du prix de La revue canadienne de statistique
- Prix Lise Manchester
- Prix pour impact de la SSC
Membre honoraire de la SSC
Membre honoraire de la SSC décerné à Ivan Fellegi

La Société statistique du Canada (SSC) a annoncé aujourd'hui qu'elle conférait à Ivan P. Fellegi, statisticien en chef du Canada, le titre de membre honoraire. La SSC accorde ce titre aux statisticiens qui se sont distingués d'une manière exceptionnelle par leurs contributions au développement de la statistique au Canada. L'annonce officielle de cette nomination a été faite à Ottawa par Christian Genest, président de la SSC, lors de la journée d'ouverture du Congrès annuel 2008 de la SSC.
Ivan Fellegi est entré en 1957 à Statistique Canada, appelé alors Bureau fédéral de la statistique, peu de temps après son arrivée au Canada. Il a été nommé statisticien en chef du Canada en 1985. Statistique Canada a été reconnu comme le meilleur organisme statistique au monde en grande partie grâce au leadership d'Ivan Fellegi, qui a toujours insisté auprès de son personnel sur l'importance de l'intégrité et d'une bonne méthodologie. Il a grandement contribué au développement et à l'avancement de la statistique au Canada comme chef de l'organisme statistique national, comme promoteur de la recherche et comme partisan de la coopération avec les universitaires.
La contribution exceptionnelle à la recherche d'Ivan Fellegi comprend notamment des travaux sur la conception d'enquêtes par panels à plusieurs degrés avec renouvellement, la variance de réponse, le contrôle et l'imputation automatiques, le couplage d'enregistrements et la confidentialité statistique. Deux de ses travaux, sur la théorie du couplage d'enregistrements et sur une approche systématique du contrôle et de l'imputation automatiques, figurent dans la liste de 19 travaux marquants de la statistique d'enquête établie par l'Association internationale des statisticiens d'enquêtes. Ivan Fellegi a été honoré de bien des façons. Il est notamment titulaire de cinq doctorats honorifiques. Il a été reçu Officier de l'Ordre du Canada, est membre de l'Académie hongroise des sciences et a obtenu la médaille d'or de la Société statistique du Canada. En outre, il a été président de la Société statistique du Canada, de l'Institut international de statistique et de l'Association internationale des statisticiens d'enquêtes.
La citation se lit ainsi : « À Ivan Fellegi, pour sa contribution fondamentale à la gestion des organismes statistiques et à l'accroissement de leur pertinence sur le plan des politiques publiques, pour ses méthodes statistiques novatrices, pour son leadership international dans l'avancement de la statistique et pour toutes ses années au service de la profession statistique. »
Médaillé d'or de la SSC
Médaille d'or de la SSC décerné à Luc Devroye

La Société statistique du Canada (SSC) a annoncé aujourd'hui que le lauréat de la médaille d'or pour l'année 2008 est le professeur Luc Devroye. La médaille d'or est le prix le plus prestigieux attribué par la SSC. Elle est décernée à une personne qui a contribué de façon substantielle au développement de la statistique ou des probabilités sur le plan conceptuel ou des applications. La médaille d'or vise à honorer des personnes exceptionnelles, qui sont de véritables chefs de file dans leur domaine. Le nom du lauréat a été officiellement dévoilé par Christian Genest, président de la SSC, à l'occasion du congrès annuel de la Société, à Ottawa.
Originaire de Belgique, Luc Devroye a étudié à l'Université catholique de Louvain, à l'Université d'Osaka et à l'Université du Texas à Austin, où il a complété un doctorat en 1976 sous la direction du professeur Terry Wagner. Il a été recruté par le Département d'informatique de l'Université McGill en 1977 et habite Montréal depuis ce temps ; il a été nommé professeur titulaire en 1987 et élevé au rang de « professeur James McGill » en 2003.
Les intérêts de recherche du professeur Devroye sont vastes. Sa thèse dans le domaine de la statistique non paramétrique portait sur l'estimation de la densité, thème de recherche auquel il a énormément contribué, notamment par la publication de cinq ouvrages. Ses travaux ont permis l'émergence d'une théorie complète de l'estimation de la densité par des méthodes non paramétriques, ainsi que l'élaboration d'approches non paramétriques pour la reconnaissance des formes. Le professeur Devroye s'est également beaucoup intéressé aux algorithmes de simulation. Il est l'auteur du célèbre livre « Non-Uniform Random Variate Generation. » Publié en 1986, cet ouvrage est une référence en matière d'algorithmes de simulation et de stratégies pour engendrer des échantillons pseudo-aléatoires de diverses lois de probabilité. Le sujet a pris beaucoup d'importance ces dernières années, notamment en statistique bayésienne, compte tenu du rôle croissant du calcul intensif et des simulations dans le domaine de l'inférence. Il a en outre contribué à l'analyse probabiliste des algorithmes et à l'étude des arborescences aléatoires, des graphes et d'autres structures de données complexes.
Au cours de sa carrière, le professeur Devroye a reçu plusieurs prix prestigieux, dont une bourse de la Fondation E.W.R. Steacie (1987), le prix Humboldt pour la recherche (2004) et le prix Killam (2005). Il a encadré des étudiants de tous les continents, à l'exception de l'Australie. Il souhaite que les étudiants du monde entier aient un jour accès gratuitement à une formation de premier plan.
Sur le certificat qui accompagnait la médaille d'or, on peut lire : « à Luc Devroye, pour ses contributions exceptionnelles à la recherche en matière de génération de nombres aléatoires, d'estimation de la densité, de reconnaissance des formes, et d'analyse d'algorithmes et de structures de données. »
Lauréats du prix Pierre-Robillard
Prix Pierre-Robillard en statistique décerné à Juli Atherton et Jingjing Wu


Le prix Pierre-Robillard est attribué chaque année par la Société statistique du Canada (SSC) à l'auteur de la meilleure thèse de doctorat en probabilités ou en statistique soutenue dans une université canadienne. En 2007, nous avons exceptionnellement deux gagnantes : Mmes Juli Atherton et Jingjing Wu.
La thèse de Mme Atherton s'intitule “Bayesian optimal design for changepoint problems.” Elle a été rédigée à l'Université McGill sous la supervision des professeurs David B. Wolfson et Alain C. Vandal. La thèse de Mme Atherton propose des plans d'expérience optimaux pour des situations où la moyenne d'une loi peut changer en un point indéterminé. L'introduction d'une mesure de plan, différente mais semblable à celle de Kiefer, permet d'obtenir dans des conditions très générales des plans optimaux pour l'estimation de la moyenne avant et après un point de rupture, dont l'existence peut être testée. Mme Atherton cherche actuellement à étendre ces résultats à d'autres modèles à point de rupture ou à variables latentes.
La thèse de Mme Wu s'intitule “Minimum Hellinger Distance estimation in semiparametric models.” Elle a été rédigée à l'Université de l'Alberta sous la direction du professeur Rohana J. Karunamuni. La thèse de Mme Wu concerne l'estimation de moindre distance de Hellinger (MDH) dans divers modèles semiparamétriques. On sait que les estimateurs de MDH sont efficaces à la valeur de la densité du modèle et qu'ils sont relativement robustes dans les modèles complètement paramétriques. Les résultats de Mme Wu justifient l'approche MDH dans les modèles semiparamétriques, où elle conduit à des estimateurs efficaces et robustes.
Après avoir complété une maîtrise en océanographie physique à l'Institut de technologie du Massachusetts, Mme Atherton a déménagé à Montréal en 2002 pour entreprendre des études supérieures en statistique à l'Université McGill. Elle a soutenu sa thèse en 2007. Elle est actuellement stagiaire postdoctorale auprès des professeurs Peter Bickel et Haiyan Huang à l'Université de Californie à Berkeley, où elle est associée au Projet de transcription du génome de la drosophile. Elle reviendra bientôt à Montréal pour occuper un poste de professeur adjoint au Département d'épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l'Université McGill.
Mme Wu a fait ses études de premier et de deuxième cycles en Chine, à l'Université centrale des nationalités (1999) et à l'Université normale de Beijing (2002). Elle est ensuite venue au Canada et a complété son doctorat à l'Université de l'Alberta en 2007. Elle est dorénavant professeure adjointe au Département de mathématiques et de statistique de l'Université de Calgary.
Prix CRM-SSC en statistique
Prix CRM-SSC en statistique décerné à Paul Gustafson

Paul Gustafson, professeur au Département de statistique de l'Université de la Colombie-Britannique, est le lauréat du Prix CRM-SSC 2008. Ses contributions à la méthodologie statistique bayésienne et à ses applications en épidémiologie ont eu beaucoup d'influence en statistique, en biostatistique et en santé publique.
Depuis l'obtention de son doctorat il y a 15 ans, Paul a énormément contribué à l'inférence statistique bayésienne, à la mise en œuvre du paradigme bayésien en sciences de la santé et au développement d'algorithmes de calcul pour l'inférence bayésienne. Ses travaux démontrent une connaissance approfondie des fondements de la pensée statistique et un talent indéniable qui lui a permis de faire progresser substantiellement divers domaines d'application. Il a écrit des articles importants dans plusieurs domaines de spécialisation de la statistique tels que l'analyse de survie, l'analyse de données de dénombrement et la cartographie des maladies. Ses travaux de collaboration avec des épidémiologistes, des chercheurs en médecine et des psychologues l'ont également amené à proposer des innovations méthodologiques.
Paul a complété un B.Sc. en mathématiques en 1990 et une maîtrise en statistique en 1991 à l'Université de la Colombie-Britannique. L'Université Carnegie-Mellon lui a décerné un doctorat en 1994. Paul partageait des racines canadiennes avec son directeur de recherche Larry Wasserman, le récipiendaire du prix CRM-SSC en 2002. Paul est un gagnant de troisième génération car le directeur de recherche de Larry Wasserman, Rob Tibshirani, a obtenu le prix CRM-SSC en 1999. Boursier postdoctoral à l'Université de la Colombie-Britannique en 1994, il a été embauché comme professeur adjoint en 1995, promu au rang agrégé en 2000 et nommé titulaire en 2005. En 2001, il a obtenu une bourse de recherche UBC Killam. Il est reconnaissant envers ses collègues de travail et les étudiants de UBC pour un environnement de travail à la fois collégial et stimulant.
Paul est subventionné par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Programme national sur les structures de données complexes (PNSDC) et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH). Ces subventions témoignent de l'excellence et de l'ampleur de ses travaux. En 2007, il a été l'un des premiers lauréats des suppléments d'accélération à la découverte du CRSNG, un fonds de recherche spécial destiné aux chercheurs exceptionnels susceptibles de devenir des chefs de file dans leur domaine.
Paul est un statisticien bayésien de réputation internationale. Son livre intitulé « Measurement Error and Misclassification in Statistics and Epidemiology: Impacts and Bayesian Adjustments, » publié chez Chapman and Hall en 2004, a été bien accueilli. On y traite de l'influence des mesures d'erreur sur les variables explicatives et on y décrit des méthodes d'ajustement bayésiennes pour les variables continues et catégoriques. Les techniques modernes de calcul Monte-Carlo par chaîne de Markov jouent un rôle important dans la mise en œuvre de ses travaux.
Dans un article provocateur publié et commenté en 2005 dans Statistical Science, Paul questionne la sagesse conventionnelle voulant qu'il faille simplifier un modèle bayésien lorsque certains de ses paramètres ne peuvent être identifiés à partir des données. Étonnamment, il prétend qu'il peut alors être préférable d'étendre le modèle. Plus surprenant encore, il élabore une théorie asymptotique pour les paramètres identifiables des modèles non-identifiables.
Paul a servi sur les comités de sélection de l'IRSC, du CRSNG et du PNSDC. Il a aussi été membre du comité de rédaction de La revue canadienne de statistique (RCS), du Journal of Statistical Planning and Inference, de Lifetime Data Analysis et de Statistics in Medecine. En 2007, il est devenu rédacteur en chef de la RCS. Il a également été président du groupe de biostatistique de la Société statistique du Canada. Enfin, il a contribué de façon importante à la formation de personnel hautement qualifié ; il a encadré 2 stagiaires postdoctoraux, 3 doctorants et 13 étudiants à la maîtrise. Les réalisations de Paul Gustafson sont une grande source d'inspiration pour tous les statisticiens.
Paul a quatre frères et sœurs ; deux sont avocats et son frère Stephen est professeur de mathématiques à UBC. Il est marié à Reka, un médecin de santé publique à Vancouver, qui l'appuie énormément dans ses travaux de recherche. Il lui est très reconnaissant pour ses avis et ses conseils pratiques en épidémiologie et dans le domaine de la recherche en santé. Paul et Rika ont trois enfants, Joseph, Lucas et Anna. Ils sont amateurs de ski, de tennis et de soccer, entre autres.
Paul Gustafson est le 10e récipiendaire du Prix CRM-SSC. Les lauréats précédents ont été Christian Genest (Laval), Robert J. Tibshirani (Stanford), Colleen D. Cutler (Waterloo), Larry A. Wasserman (Carnegie-Mellon), Charmaine B. Dean (Simon Fraser), Randy Sitter (Simon Fraser), Jiahua Chen (Waterloo), Jeffrey S. Rosenthal (Toronto) et Richard J. Cook (Waterloo).
Lauréats du prix de La revue canadienne de statistique
Prix de La revue canadienne de statistique décerné à Hwashin Hyun Shin, Glen Takahara et Duncan J. Murdoch

Le prix de La revue canadienne de statistique (RCS) est attribué annuellement par la Société statistique du Canada (SSC) aux auteurs d'un article de la revue qui s'est distingué par la qualité exceptionnelle de sa contribution méthodologique et de sa présentation.
L'article intitulé « Plans d'expérience optimaux pour la calibration d'orientations » (vol. 35, no 3, pp. 365-380) est le gagnant du Prix du meilleur article de la RCS pour l'année 2007. Le prix sera remis aux auteurs, Hwashin Hyun Shin, Glen Takahara et Duncan J. Murdoch, à l'occasion du congrès annuel de la SSC, qui se tiendra à Ottawa du 25 au 29 mai 2008.
Les orientations décrivent des rotations d'objets en trois dimensions. Elles servent à l'animation 3D dans les systèmes de réalité virtuelle ou à l'étude du mouvement humain au moyen d'appareils de suivi. Pour calibrer ces outils, on fait appel à un modèle statistique. L'article gagnant propose des moyens efficaces d'effectuer des essais en vue d'estimer les paramètres de tels modèles. Ces travaux ont été motivés par une étude portant sur les facteurs de réduction des maux de dos chez les travailleurs industriels.
Mme Shin est un chercheur à l'emploi de Santé Canada. M. Takahara est professeur agrégé au Département de mathématiques et de statistique de l'Université Queen's et M. Murdoch est professeur agrégé au Département des sciences statistiques et actuarielles de l'Université Western Ontario.
Lauréat du prix Lise Manchester
Prix Lise manchester décerné à Stephen Fienberg

La Société statistique du Canada (SSC) a annoncé aujourd'hui que le premier lauréat du prix Lise-Manchester est le professeur Stephen Fienberg. Ce prix à la mémoire de feu Lise Manchester rappelle l'intérêt marqué qu'elle portait à l'étude de sujets de société au moyen de méthodes statistiques. Ce nouveau prix bisannuel témoigne de l'excellence de travaux de recherche de pointe en statistique portant sur des problèmes d'intérêt public et susceptibles d'influencer les politiques gouvernementales canadiennes.
Le prix a été décerné à Stephen Fienberg pour son article intitulé « Privacy and Confidentiality in an e-Commerce World: Data Mining, Data Warehousing, Matching and Disclosure Limitation » paru en 2006 dans la revue Statistical Science Vol. 21 No. 2, pp 143-154. L'article traite des défis que pose la protection de la vie privée dans un contexte où des renseignements personnels sont stockés dans un nombre croissant de bases de données accessibles en ligne. Cette situation pose de nombreux défis méthodologiques du point de vue statistique. Dans ses travaux, Stephen Fienberg s'intéresse à la mesure dans laquelle on peut exercer de telles activités sans compromettre l'engagement de confidentialité pris par les différents gestionnaires de bases de données. Ses travaux auront sans doute une influence considérable sur la gestion et l'analyse de grandes bases de données en ligne.
Stephen Fienberg est originaire de Toronto. Il a fait ses études de premier cycle à l'Université de Toronto et a complété un doctorat en 1968 à l'Université Harvard. Titulaire de la chaire Maurice Faulk en statistique et en sciences sociales à l'Université Carnegie Mellon, il partage son temps entre le Département de statistique, le Département d'apprentissage automatique et Cylab. Au fil des ans, il a été doyen de la Faculté de sciences humaines et sociales à Carnegie Mellon et vice-recteur aux études à l'Université York, en plus d'avoir occupé des postes à l'Université de Chicago et à l'Université du Minnesota. Il est membre de l'Académie américaine des sciences, de la Société royale du Canada et de l'Académie américaine des sciences sociales et politiques. Il est aussi compagnon de l'Association américaine pour l'avancement des sciences, de l'Association des statisticiens américains et de l'Institut de statistique mathématique. En 1982, il a reçu le prix COPSS attribué par les présidents de sociétés statistiques au meilleur statisticien de moins de 40 ans ; en 2002, l'Association des statisticiens américains a également souligné ses réalisations professionnelles en lui décernant le prix Samuel S. Wilks.
Prix pour impact de la SSC
Prix pour impact de la SSC décerné à Stephen Walter

La Société statistique du Canada (SSC) a annoncé aujourd'hui que le professeur Stephen Walter est le premier lauréat du prix pour l'impact de travaux de collaboration et de recherche appliquée. Ce prix témoigne des contributions exceptionnelles d'un membre de la SSC dans le domaine de la collaboration scientifique et de la recherche appliquée. Le prix vise à souligner l'influence de travaux au cours des dernières années sur un organisme ou dans un domaine du savoir autre que la statistique.
Stephen Walter est titulaire d'un doctorat de l'Université d'édimbourg, complété en 1972 sous la direction du professeur D. J. Finney. Après avoir été affilié à l'Université d'Ottawa (3 ans) et à l'école de santé publique de l'Université Yale (7 ans), il a été recruté par le Département d'épidémiologie clinique et de biostatistique de l'Université McMaster, où il est depuis professeur titulaire.
Stephen Walter collabore avec des chercheurs cliniques en médecine interne, en médecine factuelle et en pédiatrie développementale, de même qu'avec des épidémiologistes intéressés par les aspects environnementaux de la santé, l'étiologie du cancer et le dépistage. Ses travaux méthodologiques touchent plusieurs aspects de la biostatistique, dont l'évaluation et la communication des risques ; l'évaluation de données de diagnostic et de dépistage ; les variations sanitaires spatio-temporelles ; ainsi que la conception et l'analyse de travaux de recherche médicale. Stephen Walter collabore depuis très longtemps avec des chercheurs de diverses disciplines, notamment en médecine. Au-delà des frontières nationales, il a notamment collaboré avec des chercheurs indiens, australiens et finlandais. Ses travaux ont eu d'importantes répercussions auprès d'organismes internationaux tels que l'Organisation mondiale de la Santé, qui coordonne l'action sanitaire mondiale. Son influence a été particulièrement marquante en matière de dépistage des maladies. Les recommandations qu'il a formulées récemment concernant le dépistage du cancer du col de l'utérus ont mené à des progrès majeurs en matière de santé publique, particulièrement dans les pays en développement.
Sur le certificat qui accompagnait le prix, on peut lire : « À Stephen Walter, en reconnaissance de l'impact majeur que ses travaux sur les tests de dépistage et de diagnostic ont eu en sciences cliniques et en sciences de la santé aux plans national et international.