Sommet du Consortium canadien pour la recherche (CCR)

En-tête du CCR

La SSC est l’une de vingt organisations membres du Consortium canadien pour la recherche (CCR), organisme qui représente plus de 50 000 chercheurs et 650 000 étudiants de toutes les disciplines. Ce grand groupe cherche à promouvoir l’unité multidisciplinaire et à sensibiliser les Canadiens à l’importance de la recherche (dans le milieu universitaire ou non) pour le positionnement international de notre pays. 

David Naylor, président du Comité consultatif sur l’examen du soutien fédéral aux sciences (ESFS) au Canada, affirme : « Compte tenu de la concurrence mondiale, du rôle de la recherche à l’appui de l’innovation et de la formation des innovateurs, du besoin de données probantes pour éclairer l’élaboration des politiques, et de l’instabilité qui règne actuellement dans l’écosystème de recherche, le Comité croit fermement que ces investissements seront parmi les plus rentables que puisse réaliser un gouvernement pour l’avenir du Canada. » Pourtant, le Canada demande aux universités de contribuer financièrement à la recherche davantage que tout autre pays; les universités subventionnent la recherche à un degré inégalé ailleurs. Les dépenses intérieures brutes des entreprises en recherche et développement sont par ailleurs faibles.

Si nous voulons renforcer notre capacité R et D, nous devons former la prochaine génération en conséquence et la demande doit être active (p. ex., les entreprises doivent recruter les titulaires de doctorat). En effet, la valeur d’un doctorat dépasse la simple expertise spécialisée. Il s’agit plutôt de former des esprits créatifs et critiques. Les diplômés sont équipés pour une carrière de qualité dans n’importe quel domaine. Un doctorat est le meilleur programme d’apprentissage intégré qui soit.

Nous risquons de sous-utiliser nos ressources irremplaçables si la formation n’inclut pas l’innovation et les compétences sociétales transférables et ne reconnaît pas la vulnérabilité des jeunes chercheurs qui manquent de soutien pour s’épanouir dans des parcours professionnels qui exploitent pleinement leur potentiel. Dans le monde universitaire, les charges d’enseignement, l’enseignement sous contrat sans possibilités de recherche, le faible taux de financement, l’absence de soutien pour le maintien de l’infrastructure et les systèmes de mérite qui ne reconnaissent pas les objectifs professionnels actuels réalisables œuvrent tous à compromettre les perspectives de carrière. Par ailleurs, contrairement au Royaume-Uni ou aux États-Unis, les entreprises canadiennes n’ont pas encore réellement compris que les compétences et l’innovation ne peuvent qu’améliorer le progrès économique.

À la suite des recommandations de l’ESFS, l’augmentation du budget en 2018 pour les subventions de fonctionnement a été fixée à 235 millions de dollars, plutôt que les 405 recommandés. Malheureusement, ce montant ne couvrira pas le déficit du coût des installations et de l’administration. Naylor a expliqué que l’évolution financière sera lente; nous devons élaborer nos stratégies dans l’unité et rester vigilants, en mode de campagne, sur le long terme.

Le grand public a souvent du mal à comprendre l’impact de la recherche sur la vie quotidienne, mais on pourrait remédier à cela par des histoires parlantes sur les façons concrètes dont la recherche a amélioré la vie des individus et des communautés. Nous devons établir de meilleurs liens de communication afin de donner du sens à notre travail et d’en être toujours les ambassadeurs. Les prochaines élections canadiennes sont l’occasion de sensibiliser les candidats aux besoins du Canada.

Consciente de l’importance du mentorat pour notre avenir, la SSC était représentée par Janie Coulombe, étudiante au doctorat à McGill, et Judy-Anne Chapman, professeure retraitée de Queens, qui a coordonné pendant une dizaine d’année le mentorat au sein du programme d’accréditation de la SSC. Nous avons toutes deux pleinement participé et apprécié le programme du CCR et avons beaucoup appris. Janie a fait rapport au Congrès canadien des étudiants en statistique à Calgary. Shirley Mills a représenté la SSC à la réunion de janvier du CCR avec les organismes de financement (IRSC, CRSH, CRSNG, FCI, MITACS) et aux réunions de mars du CCR concernant le budget fédéral, la réponse au budget fédéral et la planification du sommet auquel ont participé Janie et Judy-Anne.
 
Le principal message à retenir du sommet est que la recherche n’est pas viable en son état actuel et que nous devons constamment exiger de meilleures conditions : plus de financement, une meilleure définition de l’excellence, une réduction de la charge de travail, de meilleures conditions pour les parents, moins d’inégalités entre chercheurs. Les statisticiens ont un rôle important à jouer dans la prise de décisions concernant la recherche fondamentale et devraient pouvoir participer activement à ces débats.

                                         

Janie Coulombe, étudiante au doctorat 

                                    

 Judy-Anne Chapman   

 

Shirley Mills                          

 

 

Jeudi, 1 août, 2019

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