Les perceptions de la retraite peuvent avoir un impact négatif

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Non seulement les Canadiens qui approchent de la retraite ou qui l’ont déjà prise s’attendent à continuer de travailler, mais une majorité d’entre eux estiment qu’ils n’auront que peu d’actifs de retraite liquides.

La candidate au doctorat Saisai Zhang et les professeurs Mary Hardy et David Saunders de la University of Waterloo ont mené en 2016 un sondage sur la retraite en Ontario. Leur rapport examine les inquiétudes concernant la retraite et les préférences de risque de mille préretraités et retraités âgés de 50 à 80 ans sélectionnés au hasard en Ontario. « Les Canadiens qui approchent de la retraite ou qui l’ont déjà prise ne sont pas optimistes quant à leur avenir financier », explique Hardy. « À mesure que notre population de retraités augmente, les gouvernements et administrateurs de régimes devront s’assurer de l’existence de points de contrôle pour protéger la sécurité économique du Canada. »

Autrefois, les préretraités estimaient qu’ils prendraient leur retraite vers l’âge de 60 ans. Aujourd’hui, ils pensent plutôt, en moyenne, arrêter de travailler à l’âge de 65 ans. Bien que ces sujets envisagent de travailler cinq années de plus, ils vivront sans doute aussi plus longtemps. L’étude a découvert que les répondants sous-estiment leurs chances de survivre jusqu’à l’âge de 95 ans, ce qui pourrait nuire à leur sécurité financière ultime.

La majorité des répondants s’inquiètent déjà de leur sécurité financière, 61 pour-cent d’entre eux s’attendant à n’avoir que peu d’actifs de retraite liquides. Plus inquiétant encore, 10 pour-cent des répondants anticipent avoir moins de 25 000 $ au total en actifs de retraite liquides et immobiliers.

Les répondants ont également été interrogés sur leurs attentes de revenus, motifs patrimoniaux, opinions quant aux rentes viagères, ainsi que la probabilité qu’ils consultent un conseiller financier pour planifier leur retraite.

Après analyse des réponses, les chercheurs ont découvert trois domaines d’intérêt essentiels qui méritent d’être étudiés davantage. Des recherches ultérieures sur (1) les préférences et objectifs des retraités canadiens, (2) le niveau d’épargne à la retraite ou préretraite, ainsi que (3) la différence entre les attentes et l’expérience des retraités canadiens, ne pourraient qu’aider à améliorer le bien-être financier de tous les Canadiens.  

L’article, intitulé Retirement Consumption, Risk Perception and Planning Objectives a été publié par l’Institut canadien des actuaires le 29 juin.

Dimanche, 30 septembre, 2018

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