Le Groupe - Origines et objectifs

Histoire de la création du Groupe de biostatistique de la Société statistique du Canada - par Judy-Anne Chapman, organisatrice du Groupe, rédigé le 18 juin 1996.
 

La clinique de biostatistique a débuté à Toronto en septembre 1988. Après quelques présentations et des réunions fort enthousiastes, le souhait a été exprimé d’étendre la portée de cette nouvelle camaraderie. Quatre biostatisticiens de Toronto, Keith O'Rourke, Gerrit DeBoer, John Paul Szalai et Judy-Anne Chapman, ont discuté des étapes suivantes et décidé de proposer à la Société statistique du Canada (SSC) la fondation d’un Groupe de biostatisticiens national.
 

Judy-Anne, la seule membre de la SSC, a téléphoné à Peter Macdonald, alors rédacteur en chef du bulletin de nouvelles de la SSC, Liaison, et celui-ci a demandé à David Hamilton de lui expédier un jeu d’étiquettes de publipostage adressées aux personnes que ce projet pourrait intéresser. Une lettre fut alors rédigée décrivant les développements prometteurs à Toronto et demandant aux destinataires s’ils souhaitaient voir la création d’un Groupe national, s’ils souhaitaient se réunir à Ottawa dans le cadre du congrès annuel 1989 de la SSC et s’ils souhaitaient recevoir les résumés de Toronto. Je pense que cette lettre a aussi été publiée dans Liaison. Charles Patrick, le relationniste de la SSC, était l’organisateur local du congrès d’Ottawa et il nous a déniché un créneau dans l’horaire. Le premier jour, une quinzaine de personnes se sont ainsi réunies pour déjeuner ensemble à 7 heures du matin.
 

Dès le départ, le Groupe de biostatistique a opté pour une approche active. Nous avons tout de suite dressé une liste de mesures à mettre en œuvre à court et à long terme. En tout premier lieu, nous voulions pouvoir organiser deux séances en biostatistique (l’une sur invitation, l’autre libre) lors du congrès 1990. Nous avons donc intercepté Chris Field à la sortie de notre déjeuner, juste avant l’ouverture du congrès; il a immédiatement accepté, nous chargeant de présider ces séances. Le même soir, après un délicieux barbecue à la Ferme expérimentale, Gail Butler nous a prêté son ordinateur pour formaliser le compte-rendu de notre réunion matinale. Le lendemain matin, nous avons distribué ce compte-rendu aux biostatisticiens et à plusieurs membres du comité exécutif.


À plus long terme, nous souhaitions organiser un cours intensif et une journée entière de séances en biostatistique dans le cadre du congrès 1991. En l’espace de 24 heures, Chris Field avait demandé à David Andrews et Judy-Anne Chapman d’accueillir le congrès 1991 à Toronto et de faire de la biostatistique un grand thème à cette occasion; le programme scientifique serait organisé par Vern Farewell et Steve Brown.
 

Lors de la réunion d’octobre 1989 du Conseil d’administration de la SSC (sous la présidence de Geoffrey Hole), une motion formelle demandant la création du premier Groupe de la SSC, en biostatistique, a été approuvée en principe. Le comité des statuts de la SSC devait recommander les modifications à apporter aux statuts à cet effet. Le comité exécutif du nouveau groupe serait élu dans le cadre des élections 1990 de la SSC. Un comité organisateur superviserait les mises en candidature aux postes de Président, Vice-président et de Secrétaire. Les membres de ce comité organisateur représentaient la diversité régionale et disciplinaire des biostatisticiens canadiens : Paul-Marie Bernard, Rollin Brant, Gail Butler, Antonio Ciampi, Marjery Cruise, Vern Farewell, David Hamilton, Marty Puterman, Jeff Sloan, Stephen Walter, Barry Wiggs, Judy-Anne Chapman (Présidente).
 

Dès le printemps 1990, nous avions mis sur pied un système national de courriel géré par Jeff Sloan, trois séances en biostatistique pour le congrès annuel, des Actes en biostatistique tirés du congrès et un comité exécutif chargé de diriger le nouveau groupe. En 1991, nous avions établi un bon rythme qui perdure à ce jour : un atelier annuel précédant le congrès annuel de la SSC, cinq ou six séances invitées en biostatistique dans le cadre du congrès et un bulletin de nouvelles bilingue, Biostat News. Nous prévoyons aujourd’hui d’améliorer encore ce programme; la biostatistique au Canada est promise à un bel avenir.